Histoires de banksters
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"Penser sans n'être qu'un penseur"
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Le saviez-vous ?
Phi Patrimoine… a changé le look de son site Web !
Peut-être avez-vous remarqué que le site de Phi Patrimoine a changé. Il parait que l’ancien était vieillot et ne répondait plus aux critères de convivialité d’aujourd’hui. Les sites Web sont comme la mode…
L’ergonomie en a donc été modernisée. Vous y trouverez les mêmes rubriques qu’auparavant, sensiblement enrichies. Comme je sais que certains utilisateurs la consultent régulièrement, l’accès à l’historique des newsletters en particulier est plus attrayant.
Et comme il me l’a été suggéré à plusieurs reprises, j’ai souhaité un accès direct à la liste des sujets traités dans la rubrique « Le saviez-vous ? ». Il sera très prochainement fonctionnel.
N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et suggestions.
Jours de marchés
A peine avais-je fini de rédiger ma rubrique du mois d’août que le CAC 40 faisait un pied de nez aux traders. Après une réelle consolidation, il repartait de plus belle pour aller tutoyer son record historique au-dessus des 6.900 points.
Mais la patrouille est rapidement intervenue pour lui faire réintégrer son canal de tendance. On a même assisté à nouveau dans la foulée au scenario du gap de dévissage décrit le mois précédent.

Est-ce qu’à l’instar des précédentes occurrences de ce scenario l’indice remontera rapidement ? Si tel est le cas, on atteindra des niveaux inconnus du CAC 40 à ce jour, l’exposant en première ligne à la moindre nouvelle considérée comme négative par les marchés.
La rengaine se répète depuis 3 mois. Sur le graphique, visualisés en bleu, on retrouve 4 fois le même scénario : le CAC 40 dévisse soudainement, avec un gap laissant craindre le pire… puis revient aussitôt sur ses niveaux d’avant décrochage. Cette valse entre crainte économique et réaction des banques centrales risque de durer un moment mais la musique finira bien par s’arrêter.
Dans sa course folle qui l’a amené à quasiment doubler en 18 mois, l’indice CAC 40 n’a rencontré que deux sortes d’écueils qui l’ont fait flancher : la crainte de l’interminable pandémie et celle d’une inflation galopante. Mais à chaque fois, la situation s’est rétablie à force d’injections que les marchés saluent : vaccin ou liquidités des banques centrales…
A ce titre, les opérateurs attendaient beaucoup de l’intervention de Jerome Powell vendredi dernier : il devait annoncer la poursuite ou non des rachats d’actifs en masse par les banques centrales. Le directeur de la FED a manœuvré avec habilité : oui les aides baisseront, mais pas tout de suite. Il n’en fallait pas plus pour rassurer les opérateurs…
Avez-vous remarqué en cette rentrée comme le discours des dirigeants vise à éviter de faire paniquer les marchés ? Outre Powell, Bruno Le Maire a lui aussi annoncé la semaine dernière que le « quoi qu’il en coute » était fini… sauf pour ceux qui en ont besoin. Faut-il en déduire que des aides ont été accordées jusqu’ici à ceux qui n’en avaient pas besoin ?
Quoi qu’il en soit, le sevrage va être difficile. Et l’état de manque de certains acteurs économique, habitués depuis des mois à vivre sous perfusion, va faire des ravages. La pandémie agit comme un écran de fumée qui dissimule les réalités économiques sur le long terme.
Il va falloir maintenant passer à autre chose. Les mois qui viennent vont voir poindre d’autres échéances économiques et électorales. Nous l’avons dit et répété : il faut se bouger et accepter l’évolution de ces modèles économiques ancrés dans nos habitudes et qui nous paralysent. En espérant qu’elle s’accompagnera d’une réelle transition écologique.
Mon rôle n’est pas de deviser sur le devenir économique de la planète, mais je serais rassuré que les décideurs arrêtent de pédaler dans le vide et lèvent le nez de leur guidon. Il va se produire dans les années qui viennent des mutations profondes de l’économie. Il faudrait peut-être songer à s’y préparer…
Phi Patrimoine suivra ces changements de près, je puis vous l’assurer !
